"Danser l'incertitude" avec Soizic Michelot
Etre un humain, c'est possiblement faire l'expérience de l'aise et de la joie, et inévitablement faire l'expérience d'un certain nombre de souffrances et d'inconforts (incertitudes personnelles, incertitudes collectives, changements, insatisfactions, manques, etc.).
La première réaction peut être de s'agiter, de se replier, parfois de fuir ou de chercher des solutions vers l'extérieur. Une autre perspective - celle proposée par ce week-end de retraite - consiste à s'asseoir tranquillement, à rester présent·e au cœur du mouvement et des éventuelles turbulences, à tourner le regard vers l'intérieur et à laisser la pratique de l'attention révéler de nouvelles ressources et de nouveaux possibles.
En cultivant la pleine conscience sous ses différents aspects (marche, assise, dialogue, silence, méditation semi-réflexive...) et en nourrissant des qualités telles que la bienveillance, la compassion, la joie et l'équanimité, nous renforçons notre capacité à nous tenir stables, souples et créatifs face aux remous du monde.
Week-end de méditation et enseignements avec Soizic Michelot, les 18 et 19 avril 2026 à Paris au Dojo Saint Ambroise
Christian Bobin, Les Ruines du Ciel (1993)
« Chacun à sa blessure et son trésor au même endroit »
Jeff Foster, The way of rest (2016)
« N'essaie pas d'ouvrir ton cœur maintenant. Ce serait un mouvement subtil d'agression envers ton expérience immédiate. Ne dis jamais à un cœur fermé qu'il faut qu'il soit plus ouvert ; il se fermera encore plus pour se protéger, sentant ta résistance. Un cœur ne se déploie que quand les conditions sont requises ; ton exigence d'ouverture invite à la fermeture. C'est la suprême intelligence du cœur. Au lieu de cela, incline-toi devant ton cœur dans son état actuel. S'il est fermé, laisse-le être fermé ; sanctifie sa fermeture. Sécurise-le ; fais-lui se sentir sécure même quand il se sent insécure. Aie confiance que quand le cœur sera prêt, et pas avant, il s'ouvrira, comme une fleur dans la chaleur du soleil. Il n'y a pas de précipitation pour le cœur. Aie confiance en l'ouverture et en la fermeture aussi ; l'expansion et la contraction ; c'est la façon qu'a le cœur de respirer ».
Roger Keyes (1872-1945), Hokusaï dit
« Hokusai dit: regarde attentivement.
Il dit fais attention, observe.
Il dit continue de regarder, reste curieux.
Il dit il y a toujours quelque chose à voir.
Il dit réjouis-toi de vieillir.
Il dit continue de changer, tu deviens toujours plus qui tu es réellement.
Il dit enlise-toi, accepte-le, répète toi toi-même aussi longtemps que c’est intéressant.
Il dit continue de faire ce que tu aimes.
Il dit continue de prier.
Il dit chacun de nous est un enfant, chacun de nous est un ancien, chacun de nous a un corps.
Il dit chacun de nous est terrifié.
Il dit chacun de nous doit trouver un moyen de vivre avec la peur.
Il dit chaque chose est en vie — les coquillages, les maisons, les gens, les poissons,
Les montagnes, les arbres.
Le bois est vivant. L’eau est vivante.
Chaque chose a sa propre vie.
Chaque chose vit à l’intérieur de nous.
Il dit vis avec le monde à l’intérieur de toi.
Il dit peu importe si tu dessines ou écris des livres.
Peu importe si tu coupes du bois ou attrapes des poissons.
Peu importe si tu es assis à la maison et regardes les fourmis sur ta véranda
ou l’ombre des arbres et des plantes dans ton jardin.
Ce qui importe, c’est que tu fasses attention.
Ce qui importe, c’est que tu ressentes.
Ce qui importe, c’est que tu observes.
Ce qui importe, c’est que la vie vive à travers toi.
La plénitude vient de ce que la vie vit à travers toi.
La joie est la vie vivant à travers toi.
La satisfaction et la force viennent de la vie vivant à travers toi.
La paix est la vie vivant à travers toi.
Il dit n’aie pas peur,
N’aie pas peur.
Regarde, ressens, laisse la vie te prendre par la main.
Laisse la vie vivre à travers toi. »
Etienne Durant, Stances à L’inconstance, 1611
« Notre esprit n’est que vent et comme un vent volage,
Ce qu’il nomme constance est un branle rétif.
Ce qu’il pense aujourd’hui n’est demain qu’un ombrage.
Le passé n’est plus rien, le futur, un nuage,
Et ce qu’il tient présent, il le sent fugitif.
Je peindrais volontiers mes légères pensées.
Mais déjà le pensant, mon penser est changé.
Tant à ce changement mon esprit est rangé. »
Bob Sharples
« Ne médite pas pour résoudre tes problèmes, t’améliorer, te guérir ou te racheter.
Fais-le plutôt comme un acte de présence, d’amour inconditionnelle, d’amitié profonde envers toi-même. Tu cours sinon le risque de faire de la méditation une stratégie d’auto-agression de plus.
Méditer comme un acte d’amour offre la possibilité de mettre fin au manège incessant de la culpabilité de n’être pas assez, ou de ne pas en faire assez.
Médite comme un acte d’amour. »
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